Welcome!

Weblogic Authors: Elizabeth White, Michael Meiner, Michael Bushong, Avi Rosenthal

Blog Feed Post

R2I : la Révolution Industrielle Informatique - Quatrième partie : les fournisseurs

 

Logos IT Rappel des « chapitres » précédents :

Première partie : les bases de la R2I.

Deuxième partie : les infrastructures.

Troisième partie : les usages

La R2I, Révolution Industrielle Informatique apporte beaucoup de « plus » aux entreprises utilisatrices ; c’est ce que j’ai montré dans les trois premières parties de cette série. 

Et si nous regardions maintenant l’autre versant de cette révolution, celui des fournisseurs ?

 

Tous les fournisseurs profondément impactés

Head in the cloud 2Il n’y a pas un seul secteur de l’offre de solutions informatiques qui va échapper au Tsunami R2I : postes de travail, serveurs, réseaux, logiciels applicatifs, SSII...

Depuis 2010, le mot Cloud est « à la mode » et il est omniprésent dans le message des fournisseurs informatiques. Tous tiennent un discours marketing où le Cloud est présenté comme l’avenir de leur métier et ils nous assurent qu’ils ont la tête dans le « nuage ».

Head-in-the-sandEt si la réalité était tout autre ? Et s’ils faisaient tout leur possible pour retarder l’arrivée de ce Tsunami R2I ? Et s’ils faisaient l’autruche en niant l’évidence : La R2I va mettre à mal leurs modèles économiques et démoder une grande partie de leurs produits et services.

Gartner PC sales Q3 2012Le Gartner Group vient de publier les chiffres de ventes de PC au troisième trimestre 2012, en baisse de 8 % par rapport à 2011, et où pour la première fois Lenovo devance HP comme premier constructeur mondial.

HP CEO - PC not deadQuelques jours avant, Meg Witman, quatrième CEO de HP en 4 ans, disait, dans un interview à la télévision américaine : « Non, le marché du PC n’est pas mort !». 

J’avais déjà commencé à aborder ces sujets dans mon blog, il y a trois ans, avec l’analyse des évolutions du marché des postes de travail, des serveurs et des éditeurs de logiciels. Je n’ai pas trop à rougir des prévisions que je faisais à l’époque, même si je me suis trompé sur certains points ; je n’avais pas prévu, par exemple, l’effondrement de Nokia.

Je ne vais donc pas reprendre en détail tous ces points, mais les compléter par des informations plus récentes.

 

R2I et postes de travail

Comme on vient de le voir avec les chiffres de ventes des PC classiques, ce marché est en forte crise ; 8 % de baisse pendant le troisième trimestre, celui où étudiants et élèves s’équipent pour l’année scolaire, ce n’est vraiment pas bon signe.

Wintel share of market Ce graphique montre à quel point la domination du marché par les solutions WinTel (Windows - Intel) est terminée. 

Entre les années 1997 et 2007, Microsoft avait éliminé toute concurrence à l’exception d’Apple avec le Macintosh qui avait gardé environ 5 % de part de marché. Depuis cette date la chute de Wintel est impressionnante, iOS et Android ayant pris le relais de la croissance.

PC:Tablet:Smartphone in EMEA:US:EUSur cet autre graphique, les chiffres d’iDC pour le deuxième trimestre 2012 donnent 35 % de part de marché aux PC sur le continent américain, 33 % en EMEA (Europe Middle East Africa) et seulement 30 % en Asie, Pacifique et Japon.

De 95 % de part de marché à 30 % en 5 ans ; et ce n’est qu’un début !

Au-delà des grands acteurs tels que Microsoft, Intel, HP, Lenovo... c’est tout l’écosystème WIntel qui est frappé en plein cœur. Des milliers d’éditeurs de solutions client/serveur, des milliers de fournisseurs de périphériques pour Wintel vont devoir se convertir, et très vite, et ce avant la fin de cette décennie.

 

R2I et serveurs

Q2 2012 Word market sales servers vendorsLes entreprises achètent moins de serveurs... Ce ne sera pas une surprise pour les lecteurs de ce blog.

Gartner vient de publier les chiffres des ventes mondiales de serveurs pour le deuxième trimestre 2012 ; 5 % de baisse en valeur. Dell est le seul des grands fournisseurs à voir son CA et sa part de marché progresser.

Les entreprises qui migrent vers le Cloud :

  • N’achètent plus de serveurs : c’est le cas de Revevol.
  • Virtualisent les rares serveurs qui restent = réduction du nombre de serveurs physiques utilisés ou achetés.

Facebook 10 Gb home made serversPour le grand malheur des fournisseurs historiques, les industriels du Cloud public fabriquent souvent leurs propres serveurs, comme Google ou Facebook. Ils optimisent aussi l’usage de leurs serveurs et en achètent un minimum, à des prix très bas.

Etonnez-vous donc que les fournisseurs historiques de serveurs fassent la promotion à outrance des « clouds privés », et soufflent sur les braises de la « Néphophobie » en affirmant, à tord, que les clouds publics sont moins sécurisés que les clouds privés.

 

R2I et éditeurs de logiciels

Panique à bord chez les éditeurs traditionnels ! Les solutions SaaS gagnent très vite du terrain.

Gartner 2012 - CRM SaaS vs Onpremise 2010Comme le montre ce graphique du Gartner Group, les solutions SaaS CRM avaient déjà pris 30 % du marché en 2010, ayant rattrapé les historiques Siebel-Oracle plus SAP.

Gartner SaaS growthGartner prévoit aussi que le taux de croissance du marché SaaS sera supérieur à 50 % d’ici 2015.

Quelle est la réponse actuelle des grands éditeurs classiques ? Ils achètent, très cher, des « pure players » SaaS :

  • SuccessFactors, acheté 3,4 milliards de dollars par SAP.
  • Taleo, acheté 1,9 milliard de dollars par Oracle.
  • Yammer, acheté 1 milliard de dollars par Microsoft.

Cette démarche d’achat ne va en aucune manière régler le problème de fond des éditeurs historiques d’ERP intégrés et de solutions « on-premise ». Les entreprises n’achètent plus leurs produits et ils ne survivent que grâce aux contrats de maintenance qui représentent maintenant entre 70 et 80 % de leurs revenus annuels.

 

R2I et sociétés de services informatiques

L’informatisation des entreprises a permis la naissance et la croissance de très grandes sociétés de services.

Top 10 SSII in FrancePAC (Pierre Audoin Conseil) vient de publier la liste des 50 plus grandes SSII Françaises, dont j’ai extrait les dix premières. Beaucoup d’entre elles sont aussi des leaders au niveau mondial.

Elles ont profité de l’état artisanal du marché des logiciels et des ERP pour vendre des contrats pluriannuels avec des dizaines ou des centaines de personnes.

Software factory oldOn estime qu’il y a aujourd’hui environ 700 000 ingénieurs informaticiens en Inde qui travaillent à la maintenance d’ERP intégrés tels que SAP ou Oracle Applications, 

Cette rente à vie, ces contrats sans fin... cet âge d’or est terminé !

Les ERP intégrés et obèses avaient donné naissance à ces SSII gigantesques.

Les solutions SaaS donnent naissance à une nouvelle race de sociétés de services, que Gartner nomme les ILCS, Industrialized Low Cost Services, Sociétés de services industrielles à coûts réduits.

C’est probablement dans le domaine des services que la R2I aura les impacts les plus profonds ; essayons de comprendre pourquoi :

  • Un logiciel SaaS ne peut pas être modifié : le travail de configuration existe, mais il est au minimum dix fois plus léger et plus rapide que celui qui était demandé par la paramétrisation d’un logiciel traditionnel.
  • Comme les migrations n’existent plus, le « travail répétitif », le « repeat business » disparaissent. Une fois que la solution SaaS a été bien configurée, c’est l’éditeur qui se charge des évolutions et l’entreprise cliente n’a plus besoin d’une SSII pour « mettre à niveau » l’application à chaque changement de version.
  • Lego SaaSLe remplacement d’une solution intégrée, monofournisseur, par un ensemble de SaaS « best of breed », proposé par des éditeurs différents, crée un nouveau besoin « d’agrégation », substitut des intégrations anciennes. C’est un travail noble, d’ingénieur, à forte valeur ajoutée, mais qui n’est réalisé qu’une fois, et rapidement. Les éditeurs de solutions SaaS fournissent tous les connecteurs et les API qui permettent un dialogue de leurs solutions avec d’autres SaaS et avec les logiciels préexistants installés dans les centres de calcul privés.

La noblesse de ces nouveaux métiers de services, c’est de faire un travail rapide, de haute qualité, et de pouvoir dire aux entreprises clientes : 

« Votre solution est opérationnelle, merci et au revoir. Vous n’aurez plus besoin de moi sur ce projet. Je serais très heureux de continuer à collaborer avec vous pour déployer... de nouvelles solutions, si vous en avez besoin.».

 

R2I = rupture = succès des nouveaux entrants.

Ce sont toujours les nouveaux entrants qui réussissent lorsqu’une industrie vie une rupture forte, comme cela se passe aujourd’hui, et va s’accélérer, avec la R2I dans le monde informatique.

  • Qui est numéro un mondial en SaaS ? Salesforce.
  • Qui est numéro un mondial en IaaS ? Amazon.
  • Quels sont les leaders mondiaux en PaaS ? Amazon, Google et Salesforce.
  • Quels sont les leaders mondiaux des smartphones ? iOS d’Apple et Android de Google, deux acteurs qui n’avaient jamais produit un seul téléphone avant 2007.

Cloud-computing leaderJe pourrai continuer cette liste très longtemps...

Pour le moment, aucun fournisseur historique de l’informatique n’a réussi sa mutation et est devenu un acteur majeur dans ce monde de la R2I, aucun !

Est-ce à dire qu’ils n’ont aucune chance, qu’ils sont condamnés à terme ?

Non, mais il est très, très difficile pour un « historique » de réussir sa transformation et de rester pertinent après une rupture.
IBM est l’un des très rares contre-exemples dans le monde de l’informatique, et cette entreprise est passée par des moments très difficiles avant de réussir ses mutations. 

 

Acteurs historiques : comment rester pertinent après la R2I

L’histoire de l’industrie nous donne des pistes pour répondre à cette question, et je vais, une fois encore, utiliser l’exemple de l’industrie automobile.

Logan vue avantImaginez une seconde que Renault, après avoir lancé sa nouvelle marque Dacia, ait confié la vente des Logan aux commerciaux qui vendaient des Clio ou des Megane. Que se serait-il passé ? Des ventes qui n’auraient pas décollé, des commerciaux qui n’auraient eu de cesse que de démontrer aux clients potentiels Dacia que les Renault étaient mieux finies, plus élégantes, plus sures...

Pour les acteurs historiques de l’informatique, confrontés aux défis majeurs de la R2I, la seule méthode est, à mon avis, de copier la stratégie remarquable du groupe VW et de... 

VW main logos

Créer des marques concurrentes !

Il s’agit de créer une véritable concurrence interne au sein des équipes :

  • Un commercial Skoda vous dira que la Superb est aussi bien que la Passat de VW, mais beaucoup moins chère.
  • Un commercial Seat essayera de vous convaincre que la « Leon » est une excellente sportive, plus jeune qu’une VW.
  • Un commercial VW vous proposera une Golf en vous disant qu’elle est aussi bien finie qu’une Audi et plus spacieuse.

Grâce à cette stratégie de compétition interne, le groupe VW est bien parti pour devenir le premier groupe automobile mondial ; bravo !

Revenons maintenant dans notre monde de l’informatique.

  • Croyez-vous vraiment qu’un commercial de Microsoft qui a vendu Office sur des postes de travail Windows pendant 10 ans va vraiment essayer de vous convaincre qu’une solution 100 % navigateur est la meilleure aujourd’hui ?
  • Croyez-vous vraiment qu’un commercial SAP qui encaisse un très gros chèque quand un client achète des milliers de licences pour la solution « on-premise » fera un grand effort pour vous pousser vers une solution SuccessFactors quand il mettra 5 ans au minimum à récupérer une commission équivalente ?

Tant que ce seront les mêmes organisations, les mêmes personnes, avec les mêmes marques, qui commercialiseront des produits historiques et des solutions « Cloud/SaaS », ces dernières sont condamnées à rester marginales.

C’est très certainement l’une des décisions stratégiques les plus difficiles à prendre, surtout pour des entreprises qui avaient très bien réussi dans le monde informatique actuel et qui ont du mal à se convaincre que la R2I est vraiment... une révolution.

Je propose donc à quelques-uns des grands leaders actuels, pour les aider dans cette démarche, quelques marques nouvelles, pour leurs solutions nouvelles.

Pythie de DelphesOracle nouvelle marque :   Pythie  

(La Pythie de Delphes était la plus célèbre prophétesse de l’antiquité.)

 

Microsoft a deux marques fétiches qu’il lui sera difficile d’abandonner comme on le constate quand sa solution « dite cloud » s’appelle Office 365 et que Windows est aussi utilisé pour les smartphones et les tablettes !

Bullseye 2Windows nouvelle marque :   Bullseye 

C’est à la fois une fenêtre (Windows) et le cœur d’une cible.

Anywhere workingOffice nouvelle marque :   Anywhere 

Pour bien montrer que l’on ne travaille plus seulement au bureau (Office) mais « anywhere, anytime, anydevice », avec l’aide des outils Cloud/SaaS.

SAP R3 nouvelle marque :  SAPaaS

Difficile de trouver quelque chose de très imaginatif pour remplacer une marque aussi peu parlante que R3 !

Ce ne sont que des premières propositions et je suis certain que les lecteurs de ce blog auront beaucoup d’autres idées, pour ces marques et pour d’autres.

 

En résumé

80, 90 % des fournisseurs informatiques, qui ont très bien réussi dans un monde « pré-industriel », vont devoir, rapidement, repenser leurs offres, leurs modèles économiques s’ils veulent rester des acteurs pertinents après la Révolution Industrielle Informatique qui est en marche.

Revolution Computer history museumJe leur souhaite beaucoup de courage et de volonté pour réussir cette mutation, en reprenant le logo du Musée de l’informatique de Californie, où ils sont hélas très nombreux les constructeurs morts de ne pas avoir su s’adapter à des mondes qui changent...

 

Read the original blog entry...

More Stories By Louis Nauges

Louis Naugès is Founder & President of Revevol, the first European Consulting organization 100% dedicated to SaaS and Cloud Computing. He has 30 years of IT experience. Very few people in Europe have his knowledge and expertise in Cloud & SaaS technologies and applications. He works directly with CIOs of very large organizations. Revevol is the first EMEA distributor of Google Apps and the largest worldwide organization deploying Google Apps is one of Revevol's clients.

@ThingsExpo Stories
Since 2008 and for the first time in history, more than half of humans live in urban areas, urging cities to become “smart.” Today, cities can leverage the wide availability of smartphones combined with new technologies such as Beacons or NFC to connect their urban furniture and environment to create citizen-first services that improve transportation, way-finding and information delivery. In her session at @ThingsExpo, Laetitia Gazel-Anthoine, CEO of Connecthings, will focus on successful use cases.
The industrial software market has treated data with the mentality of “collect everything now, worry about how to use it later.” We now find ourselves buried in data, with the pervasive connectivity of the (Industrial) Internet of Things only piling on more numbers. There’s too much data and not enough information. In his session at @ThingsExpo, Bob Gates, Global Marketing Director, GE’s Intelligent Platforms business, to discuss how realizing the power of IoT, software developers are now focused on understanding how industrial data can create intelligence for industrial operations. Imagine ...
Things are being built upon cloud foundations to transform organizations. This CEO Power Panel at 15th Cloud Expo, moderated by Roger Strukhoff, Cloud Expo and @ThingsExpo conference chair, addressed the big issues involving these technologies and, more important, the results they will achieve. Rodney Rogers, chairman and CEO of Virtustream; Brendan O'Brien, co-founder of Aria Systems, Bart Copeland, president and CEO of ActiveState Software; Jim Cowie, chief scientist at Dyn; Dave Wagstaff, VP and chief architect at BSQUARE Corporation; Seth Proctor, CTO of NuoDB, Inc.; and Andris Gailitis, C...
Today’s enterprise is being driven by disruptive competitive and human capital requirements to provide enterprise application access through not only desktops, but also mobile devices. To retrofit existing programs across all these devices using traditional programming methods is very costly and time consuming – often prohibitively so. In his session at @ThingsExpo, Jesse Shiah, CEO, President, and Co-Founder of AgilePoint Inc., discussed how you can create applications that run on all mobile devices as well as laptops and desktops using a visual drag-and-drop application – and eForms-buildi...
The Internet of Things is tied together with a thin strand that is known as time. Coincidentally, at the core of nearly all data analytics is a timestamp. When working with time series data there are a few core principles that everyone should consider, especially across datasets where time is the common boundary. In his session at Internet of @ThingsExpo, Jim Scott, Director of Enterprise Strategy & Architecture at MapR Technologies, discussed single-value, geo-spatial, and log time series data. By focusing on enterprise applications and the data center, he will use OpenTSDB as an example t...
Cultural, regulatory, environmental, political and economic (CREPE) conditions over the past decade are creating cross-industry solution spaces that require processes and technologies from both the Internet of Things (IoT), and Data Management and Analytics (DMA). These solution spaces are evolving into Sensor Analytics Ecosystems (SAE) that represent significant new opportunities for organizations of all types. Public Utilities throughout the world, providing electricity, natural gas and water, are pursuing SmartGrid initiatives that represent one of the more mature examples of SAE. We have s...
SYS-CON Media announced that Splunk, a provider of the leading software platform for real-time Operational Intelligence, has launched an ad campaign on Big Data Journal. Splunk software and cloud services enable organizations to search, monitor, analyze and visualize machine-generated big data coming from websites, applications, servers, networks, sensors and mobile devices. The ads focus on delivering ROI - how improved uptime delivered $6M in annual ROI, improving customer operations by mining large volumes of unstructured data, and how data tracking delivers uptime when it matters most.
The 3rd International Internet of @ThingsExpo, co-located with the 16th International Cloud Expo - to be held June 9-11, 2015, at the Javits Center in New York City, NY - announces that its Call for Papers is now open. The Internet of Things (IoT) is the biggest idea since the creation of the Worldwide Web more than 20 years ago.
The true value of the Internet of Things (IoT) lies not just in the data, but through the services that protect the data, perform the analysis and present findings in a usable way. With many IoT elements rooted in traditional IT components, Big Data and IoT isn’t just a play for enterprise. In fact, the IoT presents SMBs with the prospect of launching entirely new activities and exploring innovative areas. CompTIA research identifies several areas where IoT is expected to have the greatest impact.
There is no doubt that Big Data is here and getting bigger every day. Building a Big Data infrastructure today is no easy task. There are an enormous number of choices for database engines and technologies. To make things even more challenging, requirements are getting more sophisticated, and the standard paradigm of supporting historical analytics queries is often just one facet of what is needed. As Big Data growth continues, organizations are demanding real-time access to data, allowing immediate and actionable interpretation of events as they happen. Another aspect concerns how to deliver ...
The Internet of Things will greatly expand the opportunities for data collection and new business models driven off of that data. In her session at @ThingsExpo, Esmeralda Swartz, CMO of MetraTech, discussed how for this to be effective you not only need to have infrastructure and operational models capable of utilizing this new phenomenon, but increasingly service providers will need to convince a skeptical public to participate. Get ready to show them the money!
Scott Jenson leads a project called The Physical Web within the Chrome team at Google. Project members are working to take the scalability and openness of the web and use it to talk to the exponentially exploding range of smart devices. Nearly every company today working on the IoT comes up with the same basic solution: use my server and you'll be fine. But if we really believe there will be trillions of these devices, that just can't scale. We need a system that is open a scalable and by using the URL as a basic building block, we open this up and get the same resilience that the web enjoys.
Code Halos - aka "digital fingerprints" - are the key organizing principle to understand a) how dumb things become smart and b) how to monetize this dynamic. In his session at @ThingsExpo, Robert Brown, AVP, Center for the Future of Work at Cognizant Technology Solutions, outlined research, analysis and recommendations from his recently published book on this phenomena on the way leading edge organizations like GE and Disney are unlocking the Internet of Things opportunity and what steps your organization should be taking to position itself for the next platform of digital competition.
In their session at @ThingsExpo, Shyam Varan Nath, Principal Architect at GE, and Ibrahim Gokcen, who leads GE's advanced IoT analytics, focused on the Internet of Things / Industrial Internet and how to make it operational for business end-users. Learn about the challenges posed by machine and sensor data and how to marry it with enterprise data. They also discussed the tips and tricks to provide the Industrial Internet as an end-user consumable service using Big Data Analytics and Industrial Cloud.
How do APIs and IoT relate? The answer is not as simple as merely adding an API on top of a dumb device, but rather about understanding the architectural patterns for implementing an IoT fabric. There are typically two or three trends: Exposing the device to a management framework Exposing that management framework to a business centric logic Exposing that business layer and data to end users. This last trend is the IoT stack, which involves a new shift in the separation of what stuff happens, where data lives and where the interface lies. For instance, it's a mix of architectural styles ...
IoT is still a vague buzzword for many people. In his session at @ThingsExpo, Mike Kavis, Vice President & Principal Cloud Architect at Cloud Technology Partners, discussed the business value of IoT that goes far beyond the general public's perception that IoT is all about wearables and home consumer services. He also discussed how IoT is perceived by investors and how venture capitalist access this space. Other topics discussed were barriers to success, what is new, what is old, and what the future may hold. Mike Kavis is Vice President & Principal Cloud Architect at Cloud Technology Pa...
The Internet of Things (IoT) is rapidly in the process of breaking from its heretofore relatively obscure enterprise applications (such as plant floor control and supply chain management) and going mainstream into the consumer space. More and more creative folks are interconnecting everyday products such as household items, mobile devices, appliances and cars, and unleashing new and imaginative scenarios. We are seeing a lot of excitement around applications in home automation, personal fitness, and in-car entertainment and this excitement will bleed into other areas. On the commercial side, m...
Dale Kim is the Director of Industry Solutions at MapR. His background includes a variety of technical and management roles at information technology companies. While his experience includes work with relational databases, much of his career pertains to non-relational data in the areas of search, content management, and NoSQL, and includes senior roles in technical marketing, sales engineering, and support engineering. Dale holds an MBA from Santa Clara University, and a BA in Computer Science from the University of California, Berkeley.
Almost everyone sees the potential of Internet of Things but how can businesses truly unlock that potential. The key will be in the ability to discover business insight in the midst of an ocean of Big Data generated from billions of embedded devices via Systems of Discover. Businesses will also need to ensure that they can sustain that insight by leveraging the cloud for global reach, scale and elasticity.
"People are a lot more knowledgeable about APIs now. There are two types of people who work with APIs - IT people who want to use APIs for something internal and the product managers who want to do something outside APIs for people to connect to them," explained Roberto Medrano, Executive Vice President at SOA Software, in this SYS-CON.tv interview at Cloud Expo, held Nov 4–6, 2014, at the Santa Clara Convention Center in Santa Clara, CA.